Akadama
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L'akadama, d'origine Japonaise, est constitué de granulés d'argile de couleur rougeâtre. Contrairement à l'argile
ordinaire, l'akadama ne se tasse pas et ne s'agglomère pas vite. Il lui
faut plusieurs années pour se désagréger (alors le drainage devient moins bon
et un rempotage s'impose). Une granularité de 2 à 6 mm est
recommandé. Il est très souvent utile de procéder à
un tamisage pour obtenir cette granularité. |
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Avantages : L'akadama comporte de nombreux avantages dans la
culture du bonsaï d'ou son succès dans cet art.
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Il allie un fort pouvoir de
rétention d'eau tout en ayant un drainage très rapide grâce à sa
structure en graines très aérée.
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Sa structure en
graines, bien mieux que
tout autre substrat, favorise le développement des racines. Ainsi
l'assimilation d'eau et de nourriture sera bien meilleure. L'akadama
restitue rapidement à la plante, l'eau et l'engrais sans stagnation.
Ce
qui pourrait entraîner un pourrissement ou des brûlures des racines.
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Le fait que sa couleur soit très
marquée par son taux d'humidité, facilite le suivit du cycle
d'arrosage.
Inconvénients :
Toutefois son utilisation peut être délicate.
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Il n'est pas rare de faire
plusieurs magasins spécialisés pour en trouver, souvent en sac de
grande quantité (15 Litres) et à des prix parfois exorbitants.
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C'est un substrat neutre. Il ne
renferme aucun élément nutritif pour l'arbre. Un apport d'engrais est
donc vital tout au long de l'année. De ce fait, une bonne connaissance
des besoins élémentaires de votre bonsaï est de rigueur.
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Les racines ont tendance à
pénétrer à l'intérieur des graines car c'est là que l'eau et la
nourriture sont stockés. Ceci peut rendre les rempotages plus délicats
surtout si ils sont très espacés. De la patience, une petite griffe (ou
baguette) et au besoin un bassinage de la motte, arriverons à résoudre
ce problème. Attention toutefois au bassinage car certaines espèces
n'aiment par le lessivage des racines (les conifères par exemple).
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Au bout de quelques années
l'akadama arrive à s'effriter. C'est pour cela qu'il faut le
renouveler environ tous les 2 à 5 ans suivant son état de
conservation. Pour améliorer sa tenu, il est recommandé de
le garder, après achat, 1 ou 2 ans dans un endroit sec. Ceci
peut doubler sa tenu dans le temps.
Remarque : En général,
il n'est pas conseillé de faire des mélanges avec l'Akadama car on y
perdrait sa propriété drainante.
Toutefois beaucoup de personnes utilisent et conseillent ce genre de mélanges.
A vous de voir.
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Aliette : |
C'est un fongicide utilisé contre un grand nombre de maladie des
racines. A utiliser avec prudence. |
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Aoûtement : |
On dit que les jeunes pousses sont aoûtées quand elles perdent
leur couleur verte pour endosser une fine écorce brune. |
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Apex : |
Synonyme de cime, c'est le sommet de l'arbre. |
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Débourrer : |
Viens du mot "Bourre" qui représente le duvet recouvrant les
jeunes bourgeons de certains arbres. Le mot débourrer décris le
moment ou le bourgeon s'ouvre pour montrer son bourre. Le
débourrement se produit au printemps. On dit alors que le
bourgeon "éclate". Cet événement marque la fin de l'hivernage. |
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Gourmand : |
Ce sont ces pousses très vigoureuses qui se développent
principalement à la base du tronc. Il sont à supprimer
rapidement car il dévie une grande partie de la sève au
détriment du reste de l'arbre. |
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Haubanage : |
Pratique semblable à la ligature. Le principe reste de maintenir
les branches dans une position voulue mais là les câbles
tenseurs utilisés sont accroché sur un support fixe (souvent le
pot). |
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Kanuma : |
C'est une
terre minérale très similaire à l'Akadama.
Il à les mêmes propriétés de drainage et de
rétention que ce dernier. Les seules particularités
qui la définissent sont une couleur
plus claire, une acidité autour de 5
et un effet tampon sur l'eau calcaire.
Il sera donc recommandé pour des arbres acidophiles
comme les Azalées, Rhododendrons,
Stewartia Monadelpha, ... |
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Marcottage : |
Il s'agit
d'une opération de multiplication d'un arbre. Le
principe consiste à mettre à nu une partie d'une
branche, qui sera enveloppée dans un substrat drainant
humide, pour que des racines puissent sortir. Après un
bon développement des racines on coupera en dessous pour
replanter la marcotte dans un autre pot. |
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Nebari : |
C'est de cette manière que l'on
appelle le collet à la base du tronc.
Sa formation est la première étape de "bonsaïfication".
Cette caractéristique est importante sur un bonsaï car il permet
d'accentuer l'aspect âgé du spécimen. Un beau bonsaï aura
forcément un large nebari. La formation du nebari se fait en
favorisant les racines perpendiculaires au tronc au détriment de
la racine pivot que l'on fera disparaître au cour des rempotages
successifs durant les premières années de formation. |
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Pétiole : |
C'est la partie de la tige qui relie une feuille sur sa branche. |
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Pouzzolane : |
La pouzzolane est une
roche volcanique à structure
alvéolaire
de couleur rouge ou noir. Sa
structure en fait un substrat neutre très drainant. Elle a le
remarquable avantage de ne pas perdre ses qualités dans le
temps. On peut ainsi s'en resservir après lavage lors d'un
rempotage. Ces capacités de rétention d'eau sont légèrement plus
faibles que celle de l'akadama mais la pouzzolane constitue
sûrement la meilleure alternative à l'akadama. De plus son prix
est très abordable et on le trouve dans beaucoup de
jardineries.
Pour augmenter la rétention d'eau,
on y ajout en général 10% d'écorce voire de terreau. |
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Substrat : |
C’est le nom donné à la terre accueillant un bonsaï. Il peut
varier suivant l’espèce. C’est souvent un mélange de plusieurs
composants afin d’offrir un milieu approprié à chaque espèce.
>Voir ici pour plus
d'explications<. |
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Yamadori : |
La nature elle même cultive des bonsaï. Dans des milieux très
hostiles, certaine plante lutte pour survivre. Un moyen donc de
se procurer des pré-bonsaï est de partir à leur recherche dans
ces milieux. La montage, les bords de mer, ou tout autres
endroits escarpés sont de bon site de fouille. Ses arbres sont
appelés des Yamadori. Ils constituent une très bonne base pour la
formation d'un bonsaï.
Toutefois il ne faut pas faire n'importe quoi. Cette pratique
est très règlementée. Le prélèvement est interdit dans les parcs,
les réserves naturels et tout autres endroits protégés. Il
nécessite une autorisation du propriétaire pour les terrains
privé. De lourdes amendes sont données pour le non respect de
ceci. La suppression de tout le matériel ayant participé au
délit est également fait (la voiture en fait partie).
De plus, il ne faut pas prélever n'importe quoi. Une bonne
expérience est requise. En général on conseille, les premières
années, de suivre des habitués. Ils vous en
apprendront bien plus que vous ne pourriez l'imaginer. Je me
permets d'insister sur ceci car le prélèvement est maintenant
très mal vu dans les Pyrénées (je pense que c'est le cas dans
les autres sites de prélèvement en France). Le fait est que
certaines personnes défrichent la nature.
Il faut savoir qu'il n'est pas si facile de faire reprendre un
Yamadori. Pensez que c'est un être vivant et qu'il vivra encore
longtemps sans vous. Donc si vous prenez la responsabilité de le
retirer de son environnement, faites le avec réflexion. Mesurez
ces chances de survie. Mesurez vos capacités à le soigner durant
les années à venir.
Vérifier enfin que la qualité de l'arbre vaux la peine de
prendre tout ces risques. Très souvent, on prélève pour le
plaisir de prélever ou par coup de foudre. Puis en arrivant chez
soi, on s'aperçoit que l'arbre n'a pas tellement de valeur. Il
restera donc dans le meilleur des cas, un arbre en pot un peu
gênant alors qu'il aurait pu finir sa vie dans son milieu
naturel. |
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